Les deux baisses successives des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) commenceraient-elles à faire sentir leurs effets ? Il semblerait que les taux des emprunts hypothécaires des grandes banques commencent à fléchir.
Par exemple, les taux « catalogue » d’une grande banque belge sont passés de la fourchette 6,00-6,50 % voici moins d’un mois à 5,60-6,15 %. Le premier taux correspond à des formules à taux variable. Le second correspond à un emprunt de 40 ans à taux fixe.
Ce mouvement sera-t-il durable ? En tout cas, il serait de nature à rendre un peu plus solvable la demande.
Cependant, ses effets réels sur le marché immobilier pourraient se faire attendre, pour plusieurs raisons :
- Les banquiers sont devenus plus méfiants lors de l’octroi de crédits. Les emprunts à taux variables ou sur de très longues durée sont-ils, dans la pratique, réellement délivrés ?
- L’exigence sur l’apport de départ est plus stricte aujourd’hui. Ceci arrive juste au moment où de nombreux acheteurs potentiels ont perdu une partie de leurs avoirs dans les marchés boursiers. Toutes les tranches d’âge sont concernées, y compris les moins de 30 ans. De fait, une partie de la demande est exclue.
- Le pouvoir d’achat baisse ou est en passe de baisser. Le chômage repart à la hausse.
- L’actualité récente en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Irlande et, maintenant, en France, pousse les acheteurs à anticiper des baisses de prix de 20 % voir davantage, en un an ou deux. Imaginons un jeune couple qui projette d’avoir deux enfants d’ici à quelques années. Ils auront besoin, à terme, d’une maison de trois chambres à 300 000 €, clairement surdimensionnée pour un couple au départ. Une baisse de 20 % représente 60 000 €, soit beaucoup plus que la location d’un petit appartement à 600 € pendant deux ans. En reportant éventuellement le premier enfant de quelques mois, le couple peut espérer économiser plus de 40 000 € ! Au dire des visiteurs de notre site, de nombreuses transactions ont déjà eu lieu suite à des rabais de cet ordre.
- Il est possible que certains acheteurs spéculent également sur une baisse plus marquée des taux, que les fortes baisses de taux directeur laissent présager. Ceci ferait encore grimper les gains !
Voir aussi : l’impact des variations de taux sur votre pouvoir d’achat, un graphique pour comprendre :
http://immobruxelles.over-blog.com/article-14472837.html