Chers lecteurs fidèles de ce blog,
Il était temps de faire une petite rétrospective des nombreuses données engrangées sur le marché immobilier belge. Petite compilation…
Commençons par les moyennes nationales des maisons et des appartements (5 plus grandes villes pour ces derniers) : figures 1 et 2. Comme toujours, nous présentons les données avec et sans correction de l’inflation, en €/m² habitable, sur base des annonces.
Figure 1
Figure 2
Les maisons d’habitation avaient baissé de manière nette en 2009, mais se sont redressées assez nettement en 2010, pour stagner en 2011. Après avoir défalqué l’inflation (courbe rose sur la figure 1), seul moyen de faire une comparaison « historique » un peu sérieuse, on constate que les maisons d’habitation retouchent pratiquement leur creux de 2009 en ce début 2012, après une embellie en 2010. La faute à une inflation assez soutenue, que ces biens n’ont pas totalement suivie. De manière générale, les variations sont faibles.
Le constat est différent concernant les appartements, qui connaissent une évolution plus dynamique. Même après correction, subsiste une légère hausse, à partir de 2010. Nous verrons plus loin que cela est dû à une des cinq villes étudiées en particulier.
Ces évolutions contrastées appellent à des comparaisons plus locales. Les figures 3 et 4 donnent l’évolution des maisons par provinces
avec/sans correction. Clairement, il y a eu des marchés plus volatils que d’autres. A Bruxelles, les variations ont atteint près de 400 €/m² sur la période. Même en monnaie courante, le Hainaut
et le Limbourg se sont légèrement tassés. Les deux Brabant se sont assez bien portés. Après correction de l’inflation, on constate une réelle décroissance à Bruxelles, qui fait penser à un long
dégonflement de bulle.
Figure 4
Au niveau des appartements (figures 5 et 6), la palme revient à Gand, qui a vu ses prix grimper en flèche de 1950 à 2550 €/m²,
dépassant clairement Bruxelles. Dans les autres villes, la tendance suit à peu près l’inflation.
Figure 5
Figure 6











